Twilight Chapitre 5 – Le meilleur pour la fin

Ce que j’adore avec les sujets très commerciaux c’est la vague de pour et surtout de contre que cela soulève avec souvent pour seul argument un généreux « j’aime pas parce que c’est commercial ». A croire que les gens sont trop bien pour aimer des choses créées ou aimées par la masse populaire. Et bien désolée, je préfère m’en tenir à mon propre avis et bien que j’ai énormément de chose à reprocher aux films de Twilight en général, cette histoire reste un très bon moment de ma vie comme l’ont été Harry Potter ou les Final Fantasy. Retour sur un succès qui finit demain.

Au commencement

J’ai connu Twilight à Nice, chez des amies quand on est allé dans une librairie et que l’on m’a dit « ça c’est vraiment sympa ». C’était les deux premiers tomes de Twilight, et ce n’était pas encore la frénésie que c’est aujourd’hui. En tout cas j’ai littéralement dévoré ces deux tomes, lisant du matin au soir dès que j’avais un moment de libre. C’était une histoire toute bête, un Roméo et Juliette entre vampire et humain et, parfois, il ne faut tout simplement pas plus que ça. De base en littérature les vampires ont toujours eu la cote, il suffit d’ajouter un beau brun ténébreux avec genre un lourd passé pour que la mayonnaise prenne, alors si en plus il s’entiche de la première godiche qui ressemble à 80% du lectorat, c’est le jackpot. Donc point de mystère, et ça me convient très bien, moi aussi j’ai eu peur pour Bella, moi aussi j’ai cru arracher la tête à Edward dans le tome deux, moi aussi j’ai été attiré par l’ambiance romanticodangeresque. J’ai eu vraiment beaucoup de plaisir et d’attente sur les livres, et puis le film est arrivé.

Renéesmée, sublime

Du succès a un truc louche

Le premier film était vraiment bien, une bande son énorme, on découvrait les personnages, le livre prenait vie, autant de chose qui font qu’il restera pour moi le meilleur de toute la saga. J’ai beaucoup apprécié le choix des acteurs, en particulier Alice et Bella, je continue de penser que Kristen Stewart est une bonne actrice à qui on demande de surjouer pour répondre aux attentes du public ado. D’ailleurs c’est ce qui s’est passé, au départ d’un truc sympa c’est devenu au fur et à mesure des films quelque chose de très manichéen dans la manière de jouer, d’un peu surfait et lisse. J’avais remarqué la même chose pour Harry Potter et en découvrant les acteurs dans d’autres films j’ai compris qu’on leur imposait de jouer ainsi, même si ça rendait le jeu plus mauvais. J’ai adoré le 1, aimé le 2, détesté le 3 et suis restée sur ma faim pour le 4.1. Mes attentes pour le 4.2 (ou 5) n’étaient pas bien grande, j’espérais juste beaucoup d’action et une Bella vampire pas trop caricaturée, … j’ai été servie.

Un beau final

Dès le départ j’ai adoré le film, une introduction très bien mise en scène quoiqu’un peu longue mais qui remet dans l’ambiance, du rouge et du blanc, comme pour les couvertures et une Bella toute nouvelle version maquillée et brushée. Je pense que les fans de la saga vont aimer ce film parce qu’il répond totalement à leurs attentes, mais pas du tout à celles du grand public, aussi n’ayez pas trop peur des critiques parce qu’elles correspondent à une vision mais pas forcément la vôtre. Tout y était, Bella superbe vampire, sa fille avec une touche particulière, tous les personnages secondaires et leurs pouvoirs, la grande bataille … On a l’habitude de dire que les adaptations de livres sont plus fades, là je dirais que ça rehausse en couleur tout ce que l’on a pu lire et même si beaucoup de sujets ne sont qu’effleurés (la capacité de Bella entre autre) au moins ils ont le mérite d’être assez présentés. On notera qu’ils ont fait une scène de fin qui manquait à Harry Potter, un gros gros flashback de tous les films + présentation de tous les acteurs, un moment qui vous donnera un ptit frisson avant de voir le dernier tableau. Un joli cadeau pour la fin d’une aventure qui aura duré près de 10 ans (depuis les livres)

A voir ou à fuir ?

Je le classe aisément comme le meilleur de la saga après le 1er (indétrônable parce que le 1er justement), on retrouve une bande son correcte, ils ont été très fidèles au livre même s’ils ont simplifié des sujets, le twist de fin fera soupirer toutes les salles de cinéma au monde 😀 et on a enfin une vraie bataille même si la façon de tuer les vampires reste un peu étrange à mon gout (arracher la tête) mais c’est mon côté Buffy qui ressort. Non clairement à voir, on passe un bon moment et puis surtout, Bella est enfin sortie de sa torpeur, elle est vraiment crédible en vampire qui déchire tout 😀 mention spéciale à Renesmée qui est adorable. Bref c’est fini, mais c’est un joli point final et je serais ravie de le revoir avec mes amis (alors que les deux derniers bof). Je conseille toujours de lire les livres qui restent très accessibles, très agréables aussi car ils ont tous une ambiance particulière que l’on ressent énormément, on doit au moins reconnaître ce talent à son auteur Stephenie Meyer.

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The Secret – C’est l’histoire d’un point de vue

Hier direction les locaux de M6 pour assister à une projection bloggesque du nouveau film de Pascal Laugier « The Secret » (The TallMan en anglais) distribué par SND. Ce film je l’attendais avec impatience depuis le visionnage de l’impressionnant trailer (juste avant Batman 3). Je n’arrêtais pas d’en parler car juste avant les images habituelles qui te spoilent un film en moins d’une minute, cette fois on a eu un texte qui stipulait que pour ne pas gâcher la surprise, le trailer ne porterait que sur la première moitié du film. Je ne sais pas pour vous, mais moi ça attise déjà ma curiosité, alors quand en plus on annonce un bon thriller, forcément ça donne envie.
Donc voilà, curiosité assouvie mais se pose un problème de taille, comment vous parler d’un film, d’un thème, de la polémique qu’il soulève, sans … rien vous dire ?

Commençons déjà par planter le décor, nous sommes dans une petite ville des états unis, le genre d’endroit dépeuplé, décimé, à l’image de ceux qui y habitent. Une voix off nous raconte rapidement que, parfois, sans que l’on sache pourquoi, des enfants disparaissent. Ce n’est pas l’apanage du lieu, c’est comme ça, ça a toujours été. Sur les 800.000 disparitions sur le territoire américain chaque année, 1000 resteront des cas inélucidés. A partir de là commence le point de vue de chacun, celui des parents, de la mère, celui de l’enfant et celui que l’on appelle the Tall Man: celui qui vient les prendre. Vous pouvez croire que c’est un thriller, vous pouvez croire que c’est un film fantastique ou encore un film d’horreur, en fait vous pouvez croire ce que vous voulez car ce film approche toutes les directions à la fois pendant les deux premières parties du film. Mais au final il n’y a qu’une vérité, et ce n’est peut-être pas celle que vous auriez imaginé, parfois même, comme un producteur américain a dit à l’auteur « j’aurais préféré que ce soit un monstre plutôt que ça » parce que la vérité est dure ? Disons qu’elle est dérangeante, parce qu’elle vous retournera probablement le cerveau, et ceux qui diront bien haut qu’ils sont noirs ou blancs sur cette vérité sont probablement de grands hypocrites.

The Secret c’est un peu le secret de tout le monde, c’est celui d’un point de vue, et en tant que tel il a le droit d’exister. Quand j’étais petite je suis tombée sur un livre qui s’intitulait « La mort est mon métier » (oui j’avais de passionnante lecture à mon âge), c’était, je l’ai appris plus tard pendant la lecture, l’autobiographie de Rudolf Höß, le commandant du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz pendant la Seconde Guerre mondiale. C’était son point de vue, le pourquoi du comment, qu’il était un soldat, né pour obéir et non réfléchir, et comment cette idéologie de se borner à être un outil l’a amené à ce poste. Cette façon de suivre le point de vue de quelqu’un d’aussi extrême m’avait amené à revoir mon idée des nazis, non pas plus humains, juste qu’une simple idée, qu’un simple point de vue, pouvait amener à faire des choses horribles aux yeux des autres.
J’ai retrouvé ça dans The Secret, et c’est pour ça que j’ai particulièrement aimé le film, parce qu’il ne se contente pas de dire que le monde est blanc ou noir, il ne se contente pas non plus de faire un mélange pour faire du gris. Il dit simplement que le monde dans lequel nous vivons, parfois, n’est pas celui que tout le monde voit.

Est-ce que tous les points de vue sont viables ? Honnêtement à la fin du film vous devriez avoir du mal à jeter la pierre, peut être que le film vous révoltera, peut être que vous vous poserez mille et une question, en tout cas il ne peut pas vous laisser indifférent. Si tout va bien vous devriez vous retournez dans votre lit en vous demandant si le verre est à moitié vide ou à moitié plein en oubliant qu’il est juste rempli d’eau à boire. En tout cas c’est un exercice particulièrement intéressant que nous soumet son auteur Pascal Laugier. Je ne peux pas vous donner le nom d’un autre film qui abordait le même sujet sans risquer le spoil mais je suis très étonnée de la totale liberté qu’on lui ait donnée pour faire ce film. En tout cas je lui souhaite beaucoup de succès, je n’ai aucune affinité sur la polémique qu’il soulève, clairement je pense qu’il est moralement impossible de trancher mais pour le simple fait de poser la question, c’est parfois ce que j’attends d’un film.

Bref allez le voir ? Pour le côté technique que les blogs ciné font beaucoup mieux que moi sachez que Jessica Biel est divine de chez divine dans ce rôle. Le rythme est vraiment sympathique, divisé en 3 actes avec le twist de la fin placé … au milieu du film. Une vraie surprise donc qui vous retournera un peu le cerveau au départ mais c’est pour mieux mettre en place les morceaux du puzzle. Enfin si, comme moi, vous observez beaucoup les détails, au départ du film j’ai vu pas mal d’incohérences, surtout dans l’intention des personnages, parfois c’était pour mieux nous perdre donc légèrement exagéré, mais plus souvent, ça prend juste tout son sens avec la fin du film.
Par contre …j’ai DETESTE le générique de début 😀 j’ai eu l’impression d’avoir du WordArt géant (oui oui juste ça, le reste c’du tout bon lol)

Pour mettre un mot sur la rencontre avec Pascal Laugier, je ne connaissais pas l’homme, je ne retiens des films que les titres de ceux qui m’ont touché, clairement je retiendrais The Secret. Maintenant moi j’aime beaucoup les gens qui font sortir les autres de leurs gonds pour arriver à toucher un fond de pensée. Ce n’est pas forcément agréable, mais c’est sûr que d’une discussion enflammée on arrive plus facilement à élever son esprit critique. Je pense que c’est ce qu’il tente de faire aussi avec ses films. Dans « Constantine » l’ange dit que l’homme ne s’élève réellement que dans l’adversité, c’est une pensée tout aussi difficile à accepter que celle dans The Secret, mais là je suis plutôt d’accord 🙂 alors Mr Laugier, j’attends vos prochains films avec impatience désormais.

Merci à SND pour avoir organisé cette rencontre particulièrement enrichissante.

Le point godwin d’hier (au sujet des films commerciaux):
Une bloggeuse: « Il y a des films que beaucoup de gens ont aimé »
Pascal Laugier: « A un certain moment, beaucoup de gens ont aimé Hitler »

You win \o/

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