Once Upon a Time

Une autre présentation de série en ce dimanche pluvieux, mais pas n’importe laquelle, ce sont les scénaristes de Lost, Adam Horowitz and Edward Kitsis qui l’ont imaginée et qui vient donc de commencer aux USA. Une très bonne surprise pour ma part malgré la présence de Jennifer Morrison (Cameron dans House) dont je ne suis pas fan, et visiblement je ne suis pas la seule car Olidolly qui m’a fait connaitre le titre avec son article partage le même avis lol.

L’histoire est assez bien ficelée, tous les contes de fée que nous connaissons vivent dans le même monde, chacun a droit à son « et ils vécurent heureux pour l’éternité », c’est en tout cas le chemin que prend Blanche Neige et son prince en attendant un heureux évènement. Malheureusement sa méchante belle-mère, la sorcière, jette un sort puissant qui propulse tous les habitants dans notre réalité en leur retirant tout bonheur: leur mémoire, figeant ainsi dans le temps la petite ville de Storybrook. 28 ans ont passé et comme la prophétie l’a annoncé, l’enfant de Blanche Neige qui a été épargnée par le sort mais condamnée à ne jamais savoir qui sont ses parents, débarque dans cette ville et sa seule présence pourrait bien rompre le charme.

Chaque épisode, à la manière de Lost d’ailleurs, est entre coupé entre le présent qui se passe dans notre monde, et ce qui s’est passé voilà 28 ans dans le monde des contes de fées, sachant le résultat final qui est que personne n’a été épargné, je vous laisse imaginer le coté assez dramatique de ces passages. Parallèlement les auteurs ont du bien se marrer en imaginant comment seraient les personnages dans notre monde. Ainsi le petit chaperon rouge est une adolescente punk et rebelle, Jiminy cricket est devenu un psychiatre et le nain grincheux est en prison. Du coup la transition entre les deux mondes est juste sublime et subtilement rehaussée par les scènes du passé qui, forcément, nous en apprennent plus sur la situation présente, notamment ce qui est arrivé à Blanche Neige et son prince, parent de la belle Emma Swan, où encore les réelles motivations de la sorcière.

Coté réalisation, moi qui peste contre le cheap de Ringer, là je dois reconnaître qu’on a du budget et que ça se voit, les scènes « magiques » sont très belles et merveilleusement bien réalisées, ce coté des épisodes est vraiment très agréable à regarder, c’est tout à fait crédible et cela ne fait pas du tout fake. Ils ont même poussé le bouchon en faisant apparaître de petites fées (si vous avez un brin de culture Disney, vous saurez rapidement de quelle fée on parle 😀 mais non pas clochette). Enfin on remarque bien que Disney a donné son approbation pour faire référence à leurs versions des contes de fées, reste à savoir jusqu’où les auteurs auront le droit d’aller à ce sujet. Notez qu’ils ont déjà rendu Blanche Neige enceinte, et sans vouloir spoiler, pas mal de chose ne sont pas en reste au niveau de la liberté sur la « suite » des histoires.

Dans le monde présente, pour l’instant, je lui trouve un peu moins d’intérêt, déjà parce qu’il tient moins bien la comparaison face aux scènes du monde féérique, un peu aussi parce que cela n’avance pas bien vite (je chipote, il n’y a que deux épisodes de sortis). Le focus se tient sur Emma qui découvre après 10 ans l’enfant qu’elle a abandonné, ce dernier a été adopté par la version réalité de la sorcière (visiblement le sort d’oubli a également fonctionné sur elle). Et contre toute attente, cet enfant sait tout de l’histoire, il compte donc sur sa mère biologique pour libérer les personnages de leur triste sort, notamment sa grand-mère, Blanche Neige, devenue une gentille maîtresse d’école. Le coté « le temps s’est figé » ajoute un cran de plus au scénario, car mère et fille ont donc a peu prés le même age.

Once Upon a Time est une très bonne surprise de la rentrée que je vous recommande si vous aimez notamment les séries comme Fable, Grimm … J’espère que les auteurs de Lost ne vont pas nous rallonger cette série prometteuse, mais d’après ce que j’ai lu, ils ont déjà simplifié me scénario d’origine (ils planchent dessus depuis 2004). En tout cas moi qui en a franchement assez des séries policières sur toutes les chaines tous les soirs, c’est un VRAI soulagement de voir plusieurs séries emprunter la route du fantastique voir de l’heroic fantasy. Après The Secret Circle qui se révèle être également une excellente série dont le scénario nous retourne tous chaque semaine, Once Upon A Time est une malle aux trésors qui promet un bel avenir.

Le site officiel: http://beta.abc.go.com/shows/once-upon-a-time
Make a wish: http://www.askthemagicmirror.com/

trailer:

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Borgia – La nouvelle série de Canal+

Vous connaissez peut être de nom la série américaine The Borgias et tout comme moi, vous pensiez que Canal+ allait la proposer à la rentrée, et bien faux, la chaine à confié au groupe Lagardère le soin de produire une nouvelle série au couleur plus « locales » que son homologue outre atlantique. Ensuite vient la merveilleuse réputation de nos séries françaises, Plus belle la vie en tête, mais fort heureusement, Canal+ avait déjà fait sensation avec son Maison Close l’an dernier, véritable bijou tant par son coté scénario que dans les décors, les costumes ou les comédiens. Borgia reprend donc toutes ces qualités (et même plus encore) et s’annonce déjà comme un vrai succès de la rentrée à ne pas louper, dans un format 12 x 52′ à raison de 2 épisodes à la suite, croyez moi vous allez en redemander.

Les Borgia donc sont une famille, nous sommes en Italie, fin du XV siècle, le pays est au plus mal entre ses ennemis qui menacent ses frontières, ses luttes internes entre ses dix régions et surtout, la haine farouche qui anime trois de ses grandes familles, les Orsini, les Collona et les Borgia bien sure. Tous sont à des postes bien stratégiques de la grandeur italienne, et le Vatican étant tout puissant, tous ont leurs entrées auprès du pape, notamment le protagoniste de l’histoire Rodrigo, futur pape Alexandre VI. Toute l’histoire repose donc sur lui et sa famille, comment il va réussir à placer ses enfants illégitimes à des points stratégiques, comment chaque manipulation va se terminer en apothéose de complots et de rebondissements. Une véritable galerie de personnages qui va permettre à l’action de se déplacer très rapidement à différents endroits et moments suivant qu’on soit Juan, le fils ainé sur lequel Rodrigo repose ses attentes, ou bien Cesare, l’impétueux, dévoré par sa passion pour le pouvoir quand son père l’envoi vers la voie ecclésiastique et enfin Lucrezia, jeune adolescente qui n’aspire qu’à ce que Rodrigo lui trouve un mari bien placé.

Alors bien sur, deux séries, deux style, difficile de ne pas comparer, mais en fait la première question que vous allez vous poser si vous avez déjà vu The Borgias c’est « heuu c’est la même histoire ? » et c’est là qu’entre en scène tout le talent de Tom Fontana, véritable passionné de cette partie de l’histoire italienne qui a eut le soucis du détail dans cette version. Résultat des courses, les héros sont excessivement différents de leur version américaine, leur comportement est beaucoup moins « lissé » et beaucoup plus crédible. On sort véritablement du roman de cap et d’épée pour entrer dans une vraie série historique et cela se ressent aussi pour le coté violent et érotique de certaines scènes (un peu gratuit parfois, mais jamais déplacé, ça reste dans le ton de l’époque). Autre différence notoire, le découpage temporel est différent, le second épisode se termine là ou commence la série américaine et le rythme est beaucoup plus soutenu dans la VF, j’avoue que les débuts ont été difficiles, Borgia est un assemblage de scènes très courtes qui donnent un coté super speed à la série, pas trop le temps de comprendre qui est le fils du voisin de la maitresse de qui. Je vous rassure, on comprend très rapidement quand même, cette sensation disparait sitôt le second épisode malgré parfois des intrigues bien tordues.

Pour finir sur la technique, les décors, costumes, comédiens font un travail vraiment remarquable pour une série d’appellation « française » pour info elle a été tournée en anglais pour être distribuée en Europe, et ne cherchez pas une tête connue, ce sont tous ou presque des inconnus de notre petit écran, gageons que Borgia les propulsera à un tout autre niveau de reconnaissance. Motion particulière pour les deux jeunes femmes, Lucrezia et Bella que j’ai trouvé aussi jolies que talentueuses ainsi que pour Cezare, petit être torturé tout à fait crédible dans le rôle du démon qui doit faire vœu de piété. Notons une réalisation de Oliver Hirschbiegel et John Doman dans le rôle de Rodrigo (Mystic River, The Company men …)

Borgia sera définitivement LA série à voir à la rentrée, et Canal+ entend déjà vos suppliques puisqu’une seconde saison devrait voir le jour mais je vous laisse en compagnie du Making Off, de quoi vous donner envie d’ici Octobre ❤